Au Luxembourg, l’emploi des seniors se porte assez mal. Le pays possède le plus faible pourcentage de seniors au travail de l’OCDE. Pourtant, 30% des demandeurs d’emploi ont entre 45 et 64 ans, la moitié d’entre eux, soit, 4 400 personnes, sont inscrits à l’Adem depuis plus d’un an. Aux yeux des employeurs, est-on périmé à passé 50 ans ? Gwladys Costant, partner et fondatrice de GOTOfreedom, pense que la maturité apporte énormément aux entreprises et est convaincue que les seniors ont une carte à jouer car leur compréhension des enjeux et des écosystèmes d’une entreprise peut faire la différence.

En octobre 2025, le 3e baromètre de l’Union des entreprises luxembourgeoises et de la fr2s faisait son auto-critique et appelait à “passer au-delà des préjugés” et à stopper “l’autocensure” des employeurs. Dont les biais sont principalement construits sur “l’image” parfois donnée à tort au “senior” :
- Croire qu’il est “trop expérimenté” pour un poste alors que son expérience peut justement être un plus,
- Croire qu’un senior va coûter “trop cher” à l’employeur, alors que d’autres besoins et envies peuvent être discutés dans cette étape d’une carrière,
- Croire que le senior est “trop vieux” et n’aura pas l’énergie pour le défi qui s’annonce au travail.
